Dominik Boudreault Lapierre

Directeur de projets


Anik Pouliot

Associée et vice-présidente Expertise


Le nouvel appel d’offres éolien (A/O 2026-01) d’Hydro-Québec lance un signal clair : l’acceptabilité sociale n’est plus un discours d’intention, mais un virage structurant.

Ce qui a changé

Alors que l’appel d’offres de 2023 reposait sur une approche minimaliste de l’acceptabilité sociale, le nouvel appel d’offres opère un virage majeur en imposant une démarche structurée et documentée comme critère d’admissibilité.

En effet, Hydro-Québec exige maintenant que les développeurs déposent un Rapport de planification stratégique du projet (RPSP), comprenant un plan d’insertion et une démarche d’acceptabilité sociale détaillée. Les développeurs devront identifier l’ensemble des communautés d’intérêt concernées par leur projet, les consulter, documenter leurs préoccupations et optimiser leur projet pour répondre à ses préoccupations, et ce, en amont du dépôt du projet dans le cadre de l’appel d’offres.

Pour y arriver, Hydro-Québec demande que des consultations publiques soient tenues à deux moments distincts avant même le dépôt de la soumission, notamment pour présenter l’avancement du projet et les optimisations réalisées pour répondre aux préoccupations des communautés d’intérêt.

Un changement de paradigme

Ce nouvel appel d’offres marque un tournant : l’acceptabilité sociale devient un prérequis opérationnel. Bien que les éléments du RPSP ne soient pas directement pondérés dans la grille d’évaluation, ils constituent des critères d’admissibilité. Autrement dit, un projet déposé sans démarche sociale structurée sera tout simplement rejeté.

Ce que les développeurs doivent retenir

Pour les promoteurs, le message est sans équivoque : la démarche d’acceptabilité sociale doit être planifiée bien en amont. Identifier les parties prenantes, comprendre les dynamiques locales, consulter authentiquement et documenter rigoureusement le processus ne sont plus des options, mais des conditions de recevabilité.

Dans un contexte où les préoccupations citoyennes face aux projets éoliens se multiplient à travers le Québec, la qualité et la crédibilité de la démarche sociale d’un développeur pourront faire la différence entre un projet qui avance et un projet qui stagne.

L’A/O 2026-01 confirme ce que nous observons depuis plusieurs années : le gisement social est tout aussi déterminant que le gisement éolien pour la viabilité des projets. Les développeurs qui sauront investir tôt dans des relations de confiance avec les communautés seront les mieux positionnés pour réussir.

Créer les conditions de l’acceptabilité sociale

Depuis plus de 30 ans, Transfert soutient les développeurs dans la mise en place de démarches structurées et documentées visant à mettre en place un dialogue constructif et à favoriser une acceptabilité sociale, et ce, dès les premières étapes du projet. Une approche authentique, rigoureuse et bien structurée constitue un levier de succès, autant pour les développeurs que les communautés d’intérêt.

Un projet, une problématique ou une relation à bâtir?

Parlons-en

 

Dominik Boudreault Lapierre

Directeur de projets

Polyvalent et rigoureux, Dominik se distingue par sa capacité à accompagner des porteurs de projets dans des contextes complexes, où les enjeux sociaux, environnementaux et territoriaux sont centraux. Il adopte une approche orientée vers les résultats, la recherche de solutions durables et la création de conditions favorables à l’acceptabilité sociale de projets.


Anik Pouliot

Associée et vice-présidente Expertise

Praticienne chevronnée de la participation publique et des relations communautaires, Anik Pouliot est reconnue pour sa capacité à créer du sens au cœur de contextes complexes. Elle conçoit des démarches participatives clairvoyantes et excelle tout particulièrement dans l’accompagnement ainsi que le développement de projets dans des contextes sensibles, avec intelligence et humanité.